Comme chaque pays, Madagascar possède aussi son art traditionnel. Les produits artisanaux malgaches se diffèrent de par leur originalité, et la plupart sont issus du commerce équitable. L’art malagasy occupe une place importante dans la vie culturelle malgache et prend peu à peu sa place à l’étranger avec les différentes expositions, les foires internationales. Une grande fierté pour les artisans qui, à travers leurs œuvres, font connaître la Grande Ile à travers le monde.
L’artisanat malgache : un concept original « fait main »
L’authenticité des produits fait que l’artisanat à Madagascar est apprécié par tous, notamment les « vahiny » (étrangers). Ces articles sont fabriqués manuellement par les artisans eux-mêmes. Les broderies faites avec le « lamba soga » (tissu en coton écru) par exemple, demandent un travail de longue haleine. Brodé avec minutie et beaucoup d’attention, la confection peut prendre des semaines selon le modèle, représentant souvent le quotidien des paysans. Les matières premières sont différentes selon l’usage que l’on en fait : le papier « antaimoro », fabriqué avec des fibres végétales et agrémenté de pétales de fleurs séchées sert à faire des cartes postales originales. En vannerie, les matières comme le raphia, le sariha (fibre de bananier), le vétiver… sont tissés à la main. Les cornes de zébu sont aussi utilisées pour les objets décoratifs. Il en va de même en boiserie avec le bois d’ébène, le palissandre et tout autre bois noble.
Les différentes sortes de produits artisanaux
Il existe une multitude de modèles selon les matières. Leurs spécificités : ils sont utiles dans la vie de tous les jours. En broderie : les nappes et serviettes de tables, les chemins de tables, les sous-verres dans des tons chauds pour le plaisir des yeux ! Avec les cornes de zébu, animal emblématique, les artisans les façonnent pour avoir des bijoux, des objets pour la décoration, des couverts, des assiettes… L’art malagasy est aussi célèbre pour sa vannerie : panier, sacs, chapeau, tabouret. Le bois est sculpté pour obtenir des statuts, des tableaux, des cendriers. Sans oublier la lapidairerie. Les pierres semi-précieuses comme l’améthyste ou la tourmaline sont travaillées de façon à obtenir des boules, des œufs polis, des poses-couteaux et des formes d’animaux.
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