Newsletter 09
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Madame, Monsieur, Chers amis,

Voici la neuvième lettre d'information de Veduta, dernière de l'été.
Ce numéro termine le cycle de présentation des artistes et de leurs projets dans le cadre de Veduta.

Nous vous livrerons dès la semaine prochaine le programme des actions de médiation menées à Lyon 2e, dans le quartier des Confluences, autour du travail de Niek van de Steeg.

Nous vous présentons ci-après les travaux et les projets de Là hors de et KompleXKapharnaüM.

Bonne lecture et bonne rentrée à tous.
L’équipe de Veduta - Biennale de Lyon



Là hors de
www.lahorsde.com

Fondée en 1992 par Nathalie Veuillet (Metteur en scène) et Wilfrid Haberey (Compositeur/webmaster), Là hors de est présente dans la création théâtrale contemporaine, la recherche esthétique plurielle (installations, performances, VJing...), l’action citoyenne et la formation des publics, les échanges internationaux, la création d’événements artistiques mutualisés (UP DATE, les festival de la performance, Court-Circuit...), l’accueil de résidences d’artistes et de collectifs de création, le défrichage et la création de mixité d’usage d’espaces urbains « intérieurs » et « extérieurs ».

Actuellement en résidence sur un territoire en mutation, Grand Projet de Ville à la Duchère dans le neuvième arrondissement de Lyon, Là hors de développe un projet artistique et culturel : Projet Sputnik
Le Projet Sputnik est la figure de proue du volet culturel du Grand Projet de Ville de la Duchère. Ce quartier est dans une phase de restructuration et de réhabilitation de vaste ampleur ; encore enclavé, c’est un territoire complexe et mouvant à construire et à relier. Le projet de Là hors de intègre pleinement ces dimensions de mobilité, de création, d’interactivité et de rayonnement.

Trois grands axes définissent le Projet :

ZAT, Zones Artistiques Temporaires est un ensemble de systèmes mobiles d’occupation artistique et participative du territoire en mutation. Parmi les actions,
Le Musée Éphémère est installé dans une vingtaine d’appartements d’une barre d’habitations du quartier destinée à être démolie en 2009. Le Musée Éphémère présente à la fois des performances, des expositions et une collection permanente d’œuvres in-situ commandées à divers artistes. Un événement par mois permet la rencontre avec les publics de proximité et du reste de l’agglomération.

ZOO, Zones d'Observation Originales est un espace de concertation, d’interaction et d’exportation du projet. Plusieurs rendez-vous basés sur la convivialité sont organisés tout au long de l’année (apéros RTT, Spiknik… ). Un groupe d’observateurs formant le « Sputnik Process » alimente mensuellement le projet de sa réflexion critique. Régulièrement, le Projet exporte son exemplarité dans le cadre de colloques et rencontres au niveau national et international.

ZAV, Zones Artistiques Virtuelles est un espace ouvert à la création et à l’échange grâce aux outils multimédia. La réflexion sur l’espace urbain est accompagnée par un travail de recherche autour de l’espace virtuel, vécu à la fois comme une scène de créations et de dialogues. Trois blogs communautaires ont été créés et sont l’outil ludique d’un échange permanent. Des temps de formations accompagnent cet échange et participent à l’élargissement du public ayant accès aux outils multimédia.



Dans le cadre de Veduta Biennale de Lyon, Là hors de propose une installation évolutive sur 30 heures, à l’image d’une urbanité en incessant mouvement.

A partir d’un espace vide le collectif d’artistes se propose d’entamer un processus de construction / déconstruction allant du vide et retournant au vide.

Vidéos et performances rythmeront l’installation–désinstallation pendant les 30 heures de l’exposition.

KompleXKapharnaüM
www.komplex-kapharnaum.net

Depuis sa création en 1995, KompleXKapharnaüM réalise des interventions urbaines dont la ville est le moteur même de l’écriture. KompleXKapharnaüM utilise les outils de captation vidéos et sonores pour interroger notre place d’individu et de citoyen, s’immiscer dans l’intime des quartiers et faire circuler sur les murs la parole de ceux qui y vivent.

Les débuts du collectif sont marqués par une intervention emblématique : SquarE, télévision locale de rue (images ci-dessus et ci-dessous). Projet de détournement de l’espace public, SquarE est une déambulation qui projette « la ville » dans « la ville ». Des vidéos monumentales, filmées et montées au cœur de l’espace urbain, sont projetées dans les rues, sur les façades… Durant trois ans, SquarE s’est déroulé dans plus de 25 villes à raison d’un mois de résidence sur chaque site. Cette épopée s'est poursuivie via une mutation pour le web avec le projet SquarE Net.

En 2006, KompleXKapharnauM crée PlayRec (images ci-dessous), une intervention artistique qui porte sur la mémoire d’une ville à travers l’exploration d’un lieu symbolique de son activité industrielle et économique, de son histoire urbaine et sociale. Sur fond de traces et de témoignages, PlayRec est interprétée in situ par des vidéastes, des musiciens, des lecteurs, des peintres et des acrobates.
Après sa première année de diffusion, PlayRec continue d’évoluer, au fil des résidences, des villes rencontrées et des lieux investis. Aujourd’hui KompleXKapharnaüM travaille à de nouvelles explorations, et poursuit son cheminement dans cette aventure...

En parallèle de la création, la compagnie développe EnCourS : un laboratoire de recherche et de réflexion sur les croisements entre art, urbanisme et population.

EnCourS est un espace d’accueil et d’aide à la réalisation d’interventions en milieu urbain. Cet espace est ouvert à tous types d’expériences, à des disciplines qui relèvent aussi bien du champ artistique, social qu’universitaire.

Dans le cadre de Veduta Biennale de Lyon, KompleXKapharnaüM propose un « triptyque vidéo et sonore » qui explore la vie de la ville la nuit et capte cette temporalité si particulière qui oppose la ville nocturne à la ville diurne.

C’est plus particulièrement dans le quartier de la Confluence, quartier situé au centre de la ville et pourtant singulièrement en marge, que les artistes sont
allés à la rencontre de ceux qui peuplent la nuit et ses paysages de néon.

Au moment de l’exposition, les 13 et 14 octobre, de la tombée du jour jusqu’à l’aube, les images et les sons recueillis sont diffusés sur la façade de la Galerie des Terreaux et proposent l’expérience d’une errance dans un temps réel qui correspond à la durée totale d’une nuit.

En utilisant les outils de captation vidéo dans une dimension poétique, cette proposition vient en contrepoint des usages sécuritaires de la vidéo sur une place des Terreaux où les caméras de vidéosurveillance sont omniprésentes.